Février nous a fait vriller !

Après un mois de janvier plutôt calorique, il était temps de se dépenser, quoi de mieux du coup que de bruler quelques calories lors du mémorial François Dufrasne ! C’est ce que ce sont dit une vingtaine de membres, histoire de ne pas culpabiliser pour les crêpes qu’ils avaleront le lendemain pour la chandeleur ! Vingt membres, dont : Boubou, encore sur le podium, pour la deuxième fois en deux courses !

Mais qui dit février dit mauvais temps, qui dit mauvais temps dit : boue et qui dit boue dit….Théodotrail ! Mais au théodotrail ces dernières années, c’est boue et beau temps ! Boue sur les chemins, mais temps idéal pour courir et profiter de l’après course ! Je crois que c’est ce que ce sont dit environ 800 personnes lors de notre premier évènement de l’année ! Une dixième édition réussie à plus d’un titre ! Une réussite due à l’investissement de tous ceux qui ont travaillé pour ce week-end ! C’est grâce à vous que depuis 10 ans notre trail bénéficie d’une excellente réputation ! Et qui depuis 3 ans, affiche complet !

Mais la plus belle course du jour ne fut pas le 10, 17 ou 25km, pas même le premier 50 de l’existence du theodotrail, mais LA Course poussette de poupée entre Max et Virginie ! Une course qui aura vite tourné court malheureusement après la chute d’un des concurrents ! Hélas le VAR ayant eu un problème, nous n’avons pas pu vérifier si l’adversaire n’avait pas fait un croche-pied au départ ! A noter également qu’un contrôle alcotest n’a été effectué non plus pour savoir si les participants étaient aptes ! Et c’est donc sans surprise dans ce duel entre un homme sans enfant et une mère de famille, que la victoire est revenue à celui qui a tenu debout ! Aucun enfant n’a été maltraité pour les besoins de cette course, je vous rassure ! Mais un urgentiste a néanmoins dû quitter sa soirée de récupération d’après trail avec ses enfants, pour venir soigner sa bien-aimée métamorphosée en œuf de Pâques.

Comment ne pas parler non plus de LA personne qui a perdu le plus de poids en un soir ?! Après 9 mois à grossir, à la suite d’une probable glissade malencontreuse de ce cher Guillaume, Claire a décidé d’agrandir encore la future génération du club en donnant naissance à un petit Bastien le lendemain soir de notre week-end du trail !

Et après vous allez me dire qu’ils ne l’ont pas fait exprès, juste pour ne pas s’inscrire sur la liste des tâches, alors qu’ils étaient finalement libres tout le week-end !

Après un peu de repos pour se remettre de toutes ces émotions, quoi de mieux qu’un entrainement “anniversaire”, pour fêter les 25 ans de Billy, les 22 de Roger, les 15 ans de Pauline et les 20 ans de Vivien ! Décidément, on ne s’en sortira jamais !

Bon, février c’est aussi l’arrivée des premières vacances et des carnavals, de quoi récolter de bonnes oranges pour enfin manger et boire sainement ! Sauf quand on va au jogging du Roeulx et qu’on repart de la tombola avec des pizzas et que le gamin repart lui avec des bières !

Ce mois a vu également l’arrivée d’un nouveau challenge, celui du trail ! Objectif faire un minimum de 6 trails pour être classé ! Ce qui a donné des idées à Roger, Alessandro et moi-même ! L’idée était la suivante : choisir le samedi le plus humide de ce début d’année, l’associer à une semaine plus que pluvieuse et aller prendre le départ du trail de la Sibérie ! Au programme de la boue, des glissades, des chutes, mais une satisfaction du devoir accompli au bout du compte !

D’autres ont préféré aller parcourir d’autres bosses le lendemain à Dour, pour la 3e épreuve du challenge et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier est fort relevé en ce début d’année car plusieurs membres ont 100% de participation !

Alors que d’autres préfèrent abandonner leur objectif de corps d’été et se contentent de créer un challenge de l’after dans l’espoir d’être au moins sur un podium cette année !

Heureusement, le mois de février est le mois le plus court, cela vous évitera de lire plus de conneries de ma part ce mois-ci et comme le beau temps revient, ben je vais surement aller squatter les terrasses !

Conseil course à pied du mois : 

Ce mois- ci j’avais envie de vous parler trail. Avec l’arrivée de ce nouveau challenge, certains vont peut-être avoir envie de découvrir un peu plus cette autre facette de la course à pied !

Quand on fait un jogging, généralement on se dit : je vais essayer de rester entre telle et telle allure au km. Qu’il y ait 80 ou 100m de dénivelé et que ça soit à Mons ou Soignies, ne changera pas grand-chose.

En revanche lors d’un trail on va plutôt estimer son temps de course total, sans se mettre de pression, en fonction du nombre de km, du terrain, du dénivelé…

Sur route, qu’il pleuve, vente ou neige (sauf si la route est remplie de neige…), vous allez globalement courir toujours de la même façon, vos appuis sont stables et surs.

En revanche, lors d’un trail, vous aurez beau avoir une distance similaire, avec un D+ semblable, votre course risque fort de ne pas être la même. Le terrain peut être boueux, les chemins plus ou moins praticables, des montées longues ou un enchainement de petites montées et descentes.

Ainsi, en montagne par exemple vous aller avoir de longues montées parfois moins raides qu’en Belgique, mais dans lesquelles vous devrez passer plusieurs heures car elles font 10Km par exemple. En Belgique vous aurez dans certaines région un dénivelé conséquent mais à coup de montées plutôt raide, mais beaucoup plus courtes, après laquelle vous aller parfois enchainer avec un peu de plat ou une petite descente avant de remonter légèrement etc…

Pour illustrer que ce n’est pas parce que deux courses ont le même dénivelé ou presque et une distance similaire, n’auront pas toujours le même temps moyen des concurrents, prenons les deux ultra trails les plus célèbres : L’UTMB et la Diagonale des fous.

Les deux ont une distance d’environ 100KM et un dénivelé d’environ 10500 à 11000 D+.

La première se court en moins de 20h pour les premiers et la seconde en à peine moins de 24h ! C’est dire si la technicité de terrain à la réunion permet moins de courir que les dans les Alpes.

Mais doit-on courir non-stop pendant toute la durée du trail ?

Tout dépend de

  • La distance
  • Votre niveau
  • Le dénivelé
  • Le terrain

Selon votre niveau d’expérience, vous savez si vous avez l’habitude ou pas d’une telle distance. Ainsi si on n’est pas habitué à faire aussi long, on partira déjà plus prudemment, la technicité du terrain nous forcera peut-être à ralentir encore voir marcher, pour être bien en équilibre, bien stable lors de chaque pas.

Mais aussi, lors des montées, l’idée est que : si ce n’est pas une distance habituelle pour vous ou une distance que vous considérez comme “courte”, je ne dois pas me mettre dans le rouge et gérer mon effort ! Une montée peut donc être l’occasion de « récupérer » en marchant à son rythme et de cette manière garder de l’énergie au sommet pour se remettre à courir. Mieux vaut garder de l’énergie pour avancer sur le plat et dans les descentes que tout gaspiller dans la montée. Et au plus votre effort sera long, au plus vous allez marcher pour récupérer.

Marcher vous fera descendre le rythme cardiaque par rapport à la course. Même si certaines montées bien raides vont vous fatiguer, l’essentiel est de monter à son aise.

En plus marcher vous permettra plus facilement de vous alimenter plutôt que quand vous courrez.

Un autre petit conseil est d’y aller crescendo, prendre de l’expérience sur des trail de 15 à 25km avant de passer sur des 30-40 et ainsi de suite ! Evitez de vous voir trop grands et trop fort et de chercher tout de suite le gros défi ! Vous risquez de vous blesser, d’abandonner et de vous dégouter du trail qui est pourtant une si belle discipline !

Et enfin une dernière chose, profitez des paysages, une petite photo parfois ne fais pas de mal, ça n’est que 30 secondes de perdues sur un effort de 2-3h ou même beaucoup plus !

Th.F

 

 

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